historique
Historique du Taekwondo
La période la plus florissante concernant le développement des arts martiaux en Corée fut celle des Trois Royaumes de Koguryo, Paekche et
Silla.
Le plus important de ces trois royaumes, celui de Koguryo, à la frontière de la Chine, entretenait avec elle de bons rapports.
Il développa ainsi un art du poing nommé Tang Su (Tang Soo), ”Main des Tang”, en référence à la dynastie chinoise du même nom (618-907). On
le désignait d’ailleurs aussi sous le vocable Kwon Bop, la prononciation coréenne du Quan Fa chinois (Méthode de poing), qui devint Kwon Pup.
La lutte mongole fut également importée dans ce royaume, devenant le Ssireum, et dans le nord apparut une autre forme de lutte, le Pakchigi,
dérivée du Go Ti, l’antique lutte chinoise utilisant des casques à cornes. Le Tang Soo fut rapidement considéré comme un art militaire et
enseigné dans cette optique aux officiers, alors que les méthodes de lutte restaient pratiquées par les civils.
Dans le royaume de Silla, le plus petit, se développa une méthode de poing typiquement coréenne, nommée Tae Kyon, qui devint Subak (Soo
Bakh, ”combat à mains nues”) durant la dynastie Koguryo (935-1392). Une forme plus souple, le Yu Sool (art souple), art pour lequel le roi Sonjo
instaura des compétitions officielles dès 1392, était essentiellement défensif, et utilisait projections (mechigi), saisies (kuchigi), luxations et
étranglements (keupso chirigi).
Dans le royaume de Paekche enfin, c’est le Tae Kwon Pup (technique de combat des mains et des pieds) qui se répandit. On le dit issu du
système qui se développa dans les temples Sorim, et du Songkae, l’art créé par Chang Songkae.
Il existait également en Corée, outre des écoles de Keupso Chirigi, ou art de frapper les points vitaux, une grande tradition martiale dont on
retrouve l’héritage dans le Kung Sool, l’archerie à pied qui utilise un arc mongol à double courbure et dont des compétitions se déroulent tous
les ans au Kyoung Mu Dai de Séoul, ainsi que dans le Ma Sool, l’archerie à cheval utilisant un arc tartare, dont on peut voir une représentation le
1er mai au parc de Sajik (pavillon des grues dorées de Séoul).
les ”5 principes moraux” édictés par le moine Wong Kwang Beopsa : loyauté, piété filiale, courage, justice, droiture. Au 20e siècle, le terme
Hwarang Do fut utilisé pour désigner une discipline moderne incluant des éléments de Tang Soo Do et de Tae Kwon Do.
Le Subak connut certainement son sommet de popularité entre 1147 et 1170, durant le règne du roi Uijong. Le Kwon Pup resta cependant le
plus populaire des deux arts. Il y avait deux écoles de Kwon Pup, une défensive et une autre plus agressive avec des attaques sautées et des
techniques d’évasion.
Au cours du 20e siècle, les Coréens perdirent leur intérêt pour leurs arts martiaux. Par contre, les Japonais qui occupèrent la Corée à cette
époque imposèrent leur système éducatif dans les écoles coréennes, et notamment l’apprentissage du Judo et du Kendo. Tout du moins
jusqu’en 1909, car ensuite les Japonais bannirent toute pratique d’un art de combat en Corée. Cela eut sans doute pour conséquence un regain
d’intérêt des Coréens pour leur art, et leur pratique secrète dans les temples bouddhiques.
Cette interdiction fut levée au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le Judo et le Juken jutsu (l’art de la baïonnette) furent introduits en Corée
en 1941, et le Karaté et la Boxe chinoise en 1943. Ces styles connurent une grande popularité dans ce pays. A partir de 1945, date de la
libération de la Corée, est décrété un ”renouveau des arts martiaux coréens”, constitué sur le modèle japonais, influence qui sera par la suite
reniée. Subak, Kwon Pup, Tae Kwon Pup réapparaissent, Bang Soo Do, Kong Soo Do (“la voie de la main vide”), Tang Soo Do (“la voie de la main
des Tang”, créée en 1945 par Hwang Kee, qui le renomma ensuite Soo Bakh Do en référence à l’art ancien du même nom) sont créés.
La première école à s’ouvrir fut le Chung Do Kwan (Chong Do Kwan, ”Temple de la Vague Bleue”), fondé par Won Kook Lee en 1945 à Yong
Chun (Séoul). Le Moo Duk Kwan fut créé plus tard par Hwang Kee, qui y enseignait son Tang Soo Do. Une troisième école, le Yun Moo Kwan, fut
fondée en 1945 par Sup Chun Sang. Vinrent ensuite le Chang Moo Kwan de Yun Pyung (In Yoon Byung), fondé dans un YMCA de Séoul en 1946,
et, la même année, le Chi Do Kwan de Yon Kue Byung. Après la guerre apparurent, vers 1953-1954, le Ji Do Kwan (Jee Do Kwan), fondé par
Byung Yun Gae, le Song Moo Kwan (Sang Moo Kwan) de Byung Chik Ro, et le Oh Do Kwan (‘école de la réalisation personnelle) de Hong Hi Choi,
le Han Moo Kwan de Lee Kyo Yoon, le Kang Duk Kwan et le Yul Kwan Sool.
Au début des années 1950, les maîtres des principaux styles commencèrent à se réunir pour tenter d’unifier les techniques et les méthodes
d’enseignement. Une première tentative avait été faite en 1943 avec le Soo Bakh. Le 11 avril 1955 vit la naissance du Korean Tae Soo Do
Association, le Tae Soo Do (voie de la main et du pied) étant un style synthétisant les techniques du Kong Soo Do et du Tang Soo Do / Soo Bahk
Do. Ce style fut renommé ”Tae Kwon Do” (la voie du poing et du pied) en 1957 ; ce nom, suggéré par Hong Hi Choi (qui étudia le Tae Kyon avec
Dong Han Il et le Karaté Shotokan avec Gichin Funakoshi), avait en effet l’avantage d’évoquer l’antique Tae Kyon.
Il semble que le Tae Kwon Do doive essentiellement son existence au Karaté qu’apportèrent avec eux les soldats japonais qui occupèrent la
Corée de 1910 à 1945. Cette hypothèse se trouve confortée par le fait que les techniques de base du Tae Kwon Do sont très semblables à
celles du Karaté, et que les formes (poomse ou hyung) de l’art martial coréen offrent de grandes ressemblances avec celles de son homologue
japonais.
La Korean Taekwondo Association (KTA) fut fondée à Séoul le 14 septembre 1961, avec Hong Hi Choi à sa tête. La Korean Soo Bahk Do
Association de Hwang Kee s’imposa comme une rivale ; le Tang Soo Do devint ainsi le premier concurrent du Tae Kwon Do. Mais la KTA pris
l’avantage lorsque le gouvernement coréen reconnut en 1962 toutes les ceintures noires certifiées par cette dernière.
Tombé en disgrâce aux yeux du gouvernement sud-coréen pour avoir envoyé en Corée du Nord une équipe de démonstration, Hong Hi Choi
démissionna de la KTA en 1966 et fonda la International Taekwondo Federation (ITF) le 22 mars de la même année. Le 28 mai 1973, la World
Taekwondo Federation (WTF) fut créée au Kukkiwon de Séoul . En 1977, les noms des écoles furent remplacés par des chiffres,
respectivement de 1 à 9 : Songmookwan, Hanmookwan, Changmookwan, Moodukkwan, Odokwan, Kangdukwan, Jungdokwan, Jidokwan,
Chungdokwan.
Le développement, en France et au plan International
1968 Démonstration de Taekwondo par l’équipe coréenne lors de la Coupe de France de Karaté à Fontainebleau
1969-1976 En 1969 introduction en France du Taekwondo par Maître Lee Kwan Young. Le Taekwondo est assimilé au Karaté et géré au sein de
la FFJDA.
1972 Création du KUKKIWON, Académie mondiale du Taekwondo
1973 1er Championnat du Monde
1973 La Fédération Mondiale de Taekwondo est créée (W.T.F), le Docteur Un Yong Kim est élu président.
1976 Le Comité exécutif du Conseil International du Sport Militaire (C.I.S.M) adopte le Taekwondo comme sport officiel.
1976 Création de la F.F.K.A.M.A. Le Taekwondo est considéré comme un art martial affinitaire au Karaté.
1977 La F.F.K.A.M.A est affiliée à la Fédération Mondiale de Taekwondo (W.T.F). La F.F.K.A.M.A crée la 1ère Coupe de France de Taekwondo.
1978 Création de la F.F.T.K.D (Fédération Française de Taekwondo)
1978 Le Docteur Un Yong Kim est élu président de la fédération des sports non olympiques à l’AGFIS à Monaco.
1979 La F.F.K.A.M.A crée le 1er Championnat de France de Taekwondo, les dirigeants de la F.F.T.K.D réintègrent la F.F.K.A.M.A
1980 La F.F.K.A.M.A devient la Fédération Française de Karaté, Taekwondo et Arts Martiaux Affinitaires (F.F.K.T.A. M.A)
1980 Le 17 juin, la W.T.F est reconnue par le Comité International Olympique (C.I.O) lors de la 83ème Assemblée Générale à Moscou (Russie).
1984 Sur demande du Ministère de la Jeunesse et des sports, la F.F.K.A.M.A. et la F.F.T.K.D signent un protocole d’accord. Le Comité
d’Organisation du Taekwondo (C.O.T) est créé. IIl s’agit d’un organe de déconcentration de la F.F.K.A.M.A. à compétence nationale
1986 Le Docteur Un Yong Kim est élu membre du CIO lors de la 91ème session du CIO à Lausanne.
1988 JO de SEOUL, le Taekwondo est sport de démonstration des 24èmes Jeux Olympiques
1992 JO BARCELONE, le Taekwondo est sport de démonstration des 25èmes Jeux Olympiques
1992 Le C.O.T se transforme en Comité Fédéral de Taekwondo (C.F.T).
1993 Mikaël MELOUL est champion du Monde des mi-lourds à New York (USA)
1994 Le Taekwondo est déclaré Discipline Olympique officielle pour les Jeux Olympiques de 2000 à Sydney (Australie).
1994 Le 23 septembre, le Comité Directeur Fédéral vote la séparation du Taekwondo de la F.F.K.A.M.A,à compter du 31 août 1995.
L’autonomie de gestion est immédiate. Le 8 octobre, se déroule l’assemblée constituante du Comité National du Taekwondo (CNT) qui est une
association fédérative.
1994-1995 Du 14 octobre 1994 au 30 août 1995, le CNT gère le Taekwondo français.
1995 Le 30 juin, obtention de l’AGREMENT du Ministère de la Jeunesse et des Sports (M.J.S)
1995 Le 1er septembre, le C.N.T se transforme en Fédération Française de Taekwondo et Disciplines Associées
1995 Le 6 octobre, le M.J.S donne la DELEGATION DE POUVOIR à la F.F.T.D.A.
1996 Le 2 avril, la FFTDA est affiliée au collège des Fédérations Olympiques.
1996 Le 21 juin, adoption des nouveaux modèles de statuts fédéraux suite au décret du 27 octobre
1995. Élection d’un nouveau comité directeur pour 4 ans. Le Docteur Paul VISCOGLIOSI est élu Président.
1996 Le Docteur Paul VISCOGLIOSI est élu Vice-Président de l’E.T.U.
1997 Le 26 mars, la délégation de pouvoir est concrétisée par un arrêté pour les disciplines suivantes :
Taekwondo, Hapkido, Tang Soo Do et Soo Bak Do
2000 JO de SYDNEY, 1ère participation du Taekwondo aux Jeux Olympiques de 2000 à Sydney (Australie). Pascal GENTIL obtient la médaille
de bronze.
2001 Le Docteur Paul VISCOGLIOSI est réélu Président de la FFTDA le 26 janvier.
2001 Mamedy Doucara devient Champion du Monde en Corée
2004 JO d’ATHENES, Myriam BAVEREL obtient la médaille d’argent et Pascal GENTIL
la médaille de bronze.










FFTDA
WTF